24.08.2007

Bis repetita

Le soir du second tour des législatives on apprenait de façon officielle la séparation entre Ségolène Royal et François Hollande, du coup elle et son équipe furent incapables de potentialiser le résultat.
Bon, on nous fait un remake la veille de Melle, avec la publication des photos de François Hollande et sa nouvelle compagne (dont le nom est connu depuis un certain moment). Comment Ségolène Royal et son équipe vont-ils gérer l'affaire?
Si le mois de juillet leur a été profitable, la gestion devrait être tout autre.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

25.05.2007

Ségolène Royal et les législatives

Ségolène Royal fait planer le doute pour les législatives et la pression monte au PS.

Un choix tactique évident, elle se laisse désirer afin de pouvoir avoir une totale liberté pour mener cette campagne et mettre une bonne partie des éléphants au pas.

Comme je l’indiquais dans cet article le PS n'a pas la choix et Ségolène Royal non plus. Pour le Parti Socialiste la figure emblématique à la tête de cette campagne doit être Ségolène Royal et l'ex-candidate doit mener cette campagne et obtenir de bons résultats pour asseoir une fois pour toutes son leadership.

Il est vrai que cela présente un risque pour Ségolène Royal, si le PS est laminé, le ou plutôt la responsable sera tout de suite trouvé.

Mais Ségolène Royal a les moyens d'obtenir ces bons résultats donc ce risque est limité.

Par contre pour réussir, elle va devoir être plus technique sur certains points et démontrer l'intérêt d'un groupe PS fort à l'assemblé. Pas pour faire du tout contre Nicolas Sarkozy, mais pour être constructif.

Une force constructive loyale et juste, n'hésitant pas à faire barrage s'il le faut, tout en sachant soutenir les avancées réellement efficace. Un subtil mélange entre le partenaire et l'adversaire. Voilà le point d'équilibre que doit trouver Ségolène Royal.

Une fois de plus, elle va devoir bousculer les lignes, faire preuve d'audace, mais sans oublier de rassurer, d'être plus pédagogue.


De plus, il va falloir aussi éviter les erreurs comme le débat avec François Bayrou, un accord avec le MoDem avant le premier tour pourrait s'avérer catastrophique. Si le Parti Socialiste est intéressé par une partie des voix de François Bayrou, il doit aller les chercher.

Donc avec une stratégie subtile et en admettant que les poids lourds du PS cessent de la contre dire et comprennent qu'ils ont tout à gagner à faire bloc derrière elle. L'humiliation annoncée pour le Parti Socialiste pourrait se transformer en une petite victoire avec un score honorable, dans le cas contraire l'avenir du PS pourrait s'avérer bien sombre.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

18.01.2007

Arnaud Montebourg: Le comique du PS, peut-être pas.

Arnaud Montebourg a jeté un froid , mercredi 17 janvier sur Canal +.

A la question :"quel est le seul défaut de Ségolène Royal?", il répond :"François Hollande".

Arnaud Montebourg explique que :"c'était pour rire". Pour ce trait d'humour, Ségolène Royal a décidée de suspendre Arnaud Montebourg de son poste de porte-parole, pour une durée d'un mois.

Depuis l'ironie est de rigueur , beaucoup annoncent une mésaventure de plus dans la campagne de Ségolène Royal.

Arnaud Montebourg aurait pu déraper à ce point?

Cela parait étrange , même si l'on connaît l'homme pour ses propos parfois énergiques, il ne débute pas en politique. Il parait difficile de croire qu'il ait pu se laisser aller à ce point.

Alors que certains au PS s'inquiètent sur le manque propositions de Ségolène Royal, que tout le monde a encore en tête la polémique fiscale du couple Royal-Hollande. Arnaud Montebourg viendrait ajouter une difficulté de plus, sans avoir conscience de ses propos.

Pour ma part je trouve que là ça commence à faire beaucoup.

Donc soit tout est fait pour faire perdre Ségolène Royal , soit tout ceci est organisé .En d'autres termes la stratégie de l'absurde ou le coup de Maître.

Que tout soit fait pour faire perdre Ségolène Royal, cela parait peu probable.

Alors tout ceci serait organisé, mais dans quel but?

Tout d'abord, ces différents "couacs" permettent à Ségolène Royal de montrer que c'est elle qui dirige. En quelques jours, nous avons pu entendre François Hollande à propos de la polémique sur la fiscalité, dire:"la candidate décidera", et maintenant un carton jaune pour Arnaud Montebourg.

De plus Ségolène Royal veut imposer son rythme et pousser ses concurrents à la faute, c'est pour ça que le programme de Ségolène Royal ne sera pas dévoilé entièrement avant la fin février, début mars. Quelques jours après le retour d'Arnaud Montebourg, peut-être n'est-ce qu'une coïncidence.

La position des autres candidats, vis à vis de Ségolène Royal, ne va pas être simple .Il va falloir éviter de l'attaquer sur son manque de propositions, elle n'attend que ça. Je ne serais pas surpris que le programme de Ségolène Royal soit innovant .Du coup elle se retrouverait en position de force début mars.

En fait Ségolène Royal, applique la même stratégie que celle utilisée pour gagner l'investiture socialiste, certes quelques points divergent dans la forme mais le fond est identique.

Faire diversion, gagner du temps pour mieux surprendre.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

04.10.2006

Dominique Strauss-Kahn bien parti pour surprendre

medium_DSK.jpgIls sont donc 3 candidats déclarés à l'investiture du PS:

-Laurent Fabius
-Ségolène Royal
-Dominique Strauss-Kahn

Parmi ces 3 candidats seuls deux semblent pouvoir remporter l'investiture, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Dominique Strauss-Kahn, un homme que l'on a peut être un peu trop vite oublié.

Il semble impatient, prêt pour ces primaires au sein du PS, et prévient :"Les six semaines qui sont devant nous, de débat, sont des semaines dans lesquelles les jugements, les appréciations vont beaucoup changer. On va passer du virtuel à la situation réelle".

A peine sa candidature annoncée, il cherche a rassembler en expliquant :"Parmi les candidats, je suis celui qui allie le mieux la nécessaire rénovation et l'ancrage dans ce qu'est vraiment la gauche".

Dominique Strauss-Kahn estime pouvoir créer la surprise et représenter le PS en 2007.

Il se trouve depuis le retrait de Jospin dans une situation bien plus confortable.Il aurait été compliqué pour lui de se présenter contre Jospin, tout les deux représentant le même courant, la social-démocratie.
Alors que beaucoup pensent que depuis le retrait de Lionel Jospin, la voie est toute tracée pour Ségolène Royal, c'est peut être tout le contraire qui va se produire.

En effet Lionel Jospin est bien décidé à peser sur les primaires du PS et sur la campagne présidentielle.Il n'aura de cesse, jusqu'au vote des militants, de contrer et bousculer Ségolène Royal.Lui et bon nombre de Jospinistes vont tout mettre en oeuvre pour la faire trébucher.Il va aussi soutenir un candidat à l’investiture et ce candidat sera certainement DSK.


Ce soutient pourrait permettre a Dominique Strauss-Kahn de faire campagne sans s'occuper de Ségolène Royal, sans être obligé de la critiquer trop ouvertement, ce qui pourrait être mal perçu par bon nombre d'électeurs.Et ce n'est pas tout, il pourrait aussi revendiquer une partie des résultats du gouvernement Jospin, sans aucun Jospiniste pour le contredire.

Par contre DSK va devoir accélérer la cadence, proposer, innover, marquer des points, il ne peut rester aussi loin de Ségolène Royal dans les sondages.S'il y parvient et revient a quelques points de Royal au moment du vote des militants, je pense qu'il pourrait avoir raison et comme il le dit lui-même, on peut "s'attendre à des surprises."

Mais tout ceci n'est que spéculation...



P.S. : Jack Lang va soutenir Ségolène Royal, du coup Laurent Fabius va se retrouver bien seul.Cela pourrait bien le pousser à aller jusqu’au bout, sans s’occuper du choix du parti, un peu comme pendant le référendum.Un dernier baroude d’honneur, avant de se retirer.

On en reparlera dans quelques semaines.

28.09.2006

Lionel Jospin, ne sera pas candidat

Lionel Jospin a pris sa décision et ne sera pas candidat a l'investiture du parti socialiste.

Il a annoncé sa decision ce matin sur RTL et explique: "Faute de pouvoir rassembler, je ne veux pas diviser"".

Dans l'article intitulé Lionel Jospin adepte de la course contre la montre,daté du 09.09.2006.Nous expliquions qu'il serait difficile pour Lionel Jospin d'être candidat, et avions conclu l'article ainsi:

"les Français expriment le désir d'un changement dans la pratique politique ainsi que pour le modèle proposé. Si cette volonté de changement des français se confirme, il va au devant d'une défaite lors des votes de novembre et ne représentera pas le PS à l'élection présidentielle 2007 et l'homme ne saurait accepter un nouvel échec.

Cette course sera la dernière de Lionel Jospin, et certainement celle de trop dans les conditions actuelles."

Nous ne sommes donc pas surpris par cette décision, par contre ce qui va être intéressant desormais , c'est de savoir comment il va user de son influence, que cela soit pendant les primaires du PS ou la campagne présidentielle.

La suite promet d'être intéressante

24.08.2006

Université d'été et rentrée politique

Nous allons étudier plusieurs des groupes politiques importants.


Commençons par le PS. L’université d’été à La Rochelle risque d’être mouvementé, tout d’abord en réaction au discours de Frangy de Ségolène Royal. De plus, c’est une des dernières chances voire la dernière pour DSK, Fabius et Lang de sortir de l’ombre. Mais le feront-ils vu que François Rebsamen leur a demandé de se retirer de la bataille (sauf à Fabius). Pour finir, Jospin va sûrement faire son grand retour et nous annoncer sa candidature.


Du côté des verts, ils essaient sans doute de se rapprocher de Nicolas Hulot pour éviter une candidature d’un « écolo » très médiatique.


Le PCF a fait sa rentrée dans le Morbihan hier. Les grandes lignes sont : s’attaquer à le redistribution des revenus (entre autres en doublant l’impôt sur la grande fortune), faire une 6ème république, abroger les lois Sarkozy et régulariser les sans-papiers. De plus, Marie Georges Buffet a demandé à tous les partis de gauche une rencontre en septembre pour préparer les présidentielles. On saura à ce moment là si ce parti présentera un candidat ou bien se ralliera à un autre, PS, LCR…


Au niveau de l’UDF, Bayrou présentera les grands axes de son projet le 2 septembre. Prestation à surveiller car l’UDF aura certainement le plus grand rôle qu’elle ait jamais eu, du moins depuis quelques années, dans une élection présidentielle. On y reviendra ultérieurement.


Pour l’UMP, Sarkozy devrait parler le 1er septembre et rester dans la continuité de ce qu’il a dit jusqu’à maintenant. Le plus important pour lui est d’éviter les dissensions avec les pro de Villepin car celui-ci est toujours potentiellement candidat. Donc, en attendant le congrès de l’UMP en janvier, la hache de guerre est enterrée pour avoir un parti soudé.


Pour le FN, ça aura lieu du 1er au 3 septembre. Deux facteurs sont bons pour lui : le nombre potentiel de candidats dans les deux grands partis et la situation internationale actuelle. Il saura en profiter.

21.08.2006

Ségolène Royal, représentante du PS en 2007, rien n'est joué.

Hier, Ségolène Royal nous a gratifié d’un discours très riche à Frangy en Bresse.
Elle a « envie de voir en 2007 la France se relever et concrétiser ce désir d'avenir et de changement » qu’elle voit monter dans le pays.


Au niveau national, elle est sur tous les plans.
Elle flatte la gauche de la gauche en parlant de la valeur du travail et de la nécessité d’un syndicat de masse.
Elle s’oppose à la politique du gouvernement en se prononçant contre l’immigration choisie et en pronant le co-développement.
Et pour finir, elle essaie de rassembler les écolos de tout bord en disant que bientôt la France sera le pays de l’excellence environnementale.


Au niveau international, elle n’est pas loin d’être sur tous les fronts.
Elle a critiqué la politique de Bush : « Il n'y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak. »
Elle a relancé le débat sur l’Europe en parlant de ces désirs d'Europe sociale, d'Europe politique, et d'Europe de l'environnement.
Et elle critique la politique étrangère de la France en dénonçant la faiblesse des aides apportés aux pays en difficultés et la forte propension française à vendre des armes aux dictatures.



On le voit bien, à une semaine de l’université d’été du PS, elle se démarque bien de ses potentiels concurrents à la présidentielle. Elle se différencie de Sarkozy pour l’immigration, de Fabius pour l’Europe. Et elle fait taire ses détracteurs car elle prend position au niveau international qui était jusque là sa faiblesse selon les sondages.

Elle essaie de rassembler autour de grands thèmes comme l’environnement, la démocratie participative, le travail et la défense des travailleurs (syndicats).


Elle commence sa campagne avec force mais elle a sans doute commis quelques petites erreurs.
Pour commencer, se revendiquer de Mitterand n’est pas forcément une bonne idée. Cela commence à dater et le bilan des deux septennats est loin d’être merveilleux. Ses opposants vont s’en servir.
Autre erreur : en voulant devancer tout le monde, elle a permis à tous ses opposants de se préparer à la contrer pendant l’université d’été.

De plus, son projet parait ambitieux. Ses concurrents ne manqueront pas de lui demander des détails sur la mise en oeuvre. La crédibilité de Ségolene Royal se jouera à ce moment. Nous verrons très vite si ce projet n'est qu'une utopie ou s'il est réellement novateur.
Elle verra très vite qui est dangereux et qui est prêt à négocier au sein du PS. L’université d’été promet d’être pleine de rebondissements.
Et une chose est sûre, Ségolène Royal a bousculé les lignes du PS et oblige Nicolas Sarkozy et François Bayrou à avoir, eux aussi, un projet novateur.



Mais tout ceci n’est que spéculation….