26.09.2006
Ben Laden: éternel mystère
La nouvelle tombe dans le journal l'Est républicain, Ben Laden serait décédé.
Le quotidien se base sur une note de la DGSE, cette dernière indiquant que les services saoudiens auraient "acquis la conviction" que le chef d'Al-Qaïda a succombé à la fièvre typhoïde.
Les saoudiens attendraient d'avoir plus de détails sur le lieux du décès par exemple avant l'annoncer officiellement.
Cette nouvelle est accueillie avec prudence, Jacques Chirac prévient: "que cette mort n'est en rien confirmé".
Philippe Douste-Blazy indique qu'à sa connaissance Ben Laden n'est pas mort.
Il en va de même outre atlantique, personne ne semble capable de confirmer cette note.
Le Time lui entretient le mystère et cite une source saoudienne qui indique que :"Ce n'est pas une rumeur. Il est très malade. Il a attrapé une maladie transmise par l'eau et elle pourrait être fatale. Mais nous n'avons pas d'information concrète nous permettant de dire qu'il est mort".
Ce n'est pas la première fois que la mort de Ben Laden est annoncée, mais là tout le monde semble prendre cette information plus au sérieux tout en restant prudent.
Il y a de fortes chances pour que certains services secrets pensent que Ben laden est décédé depuis quelques jours. Mais dans l'incapacité de trouver le corps, ils comptaient sur une déclaration d'Al-Qaïda. Cette dernière ne venant pas , l'idée a été de lancer par la presse l'annonce de sa mort et d'attendre une réaction qui confirme ou non la nouvelle.
Nous saurons trés vite si Ben Laden est en vie ou non , les responsables d'Al-Qaïda ne devraient pas tarder à réagir.
Par contre ce qui est très intéressant, c'est que cette information soit divulguée par un quotidien français, suite a une fuite de la DGSE. C'est assez intelligent si cela s'avère vrai, la France sera le pays qui aura annoncé la mort de Ben Laden, avec un impact certain sur plan international. Si cela est faux, seul le Quotidien l'Est républicain portera les conséquences de cette mauvaise information.
Reste a savoir qui a organisé cette fuite....
Mais tout ceci n’est que spéculation…
20:30 Publié dans Religions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ben Laden, Al-Qaïda, DGSE, France, terrorisme
20.09.2006
Methodes peu orthodoxes pour un dialogue inter-religieux...
Tout commence lorsque Benoît XVI cite un empereur byzantin du 14ème siècle dans un discours à l’université de Ratisbonne :""Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait".
La réaction du monde musulman ne se fait pas attendre et demande que le pape s’excuse.
En guise d'excuses, le pape présente ses regrets :"Je suis vivement attristé par les réactions suscitées par un bref passage de mon discours" tout en expliquant "qu'il s'agissait d'une citation d'un texte médiéval qui n'exprime en aucune manière ma pensée personnelle".
L'explication de Benoît XVI ne convainc pas tout le monde musulman et les réactions sont mitigées. Pour certains, le pape a fait un pas positif, mais pour d'autres, les propos du pape sont loin d'être suffisants. La colère persistant, le Vatican a décidé d'envoyer une mission diplomatique dans différents pays.
Les politiques font aussi entendre leur voix. Jacques Chirac, par exemple, tout en restant prudent, indique:"Il faut éviter tout amalgame entre l'islam et l'islamisme radical".
Le pape Benoît XVI est un théologien et connaît la force des mots. Même si les réactions de certains mulsulmans peuvent paraître exagérées, il parait difficile de croire que tout ceci soit totalement involontaire, sans prise de conscience de la portée de tels propos et des conséquences possibles.
La première de ces conséquences est que le fossé entre ces deux religions va à nouveau s'agrandir. La seconde pourrait être bien plus désastreuse. En effet, si les menaces proférées par certains groupes étaient mises à exécution, la réaction en chaîne ne se ferait pas attendre.
Benoît XVI veut instaurer un dialogue franc et sincère entre les religions, certes. Mais Benoît XVI avait déjà mis à l'écart en Egypte, l'archevêque britannique Michael Fitzgerald, connu pour son engagement dans le rapprochement islamo-chrétien. Et maintenant cette citation, il doit vouloir un peu plus qu'un simple dialogue.
Jean Paul II a combattu le communisme, Benoît XVI aurait-il choisi son combat...
Mais tout ceci n’est que spéculation…
20:50 Publié dans Religions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pape, Benoit XVI, Ratisbonne, discours, religions



