17.03.2008

François Bayrou: cause et conséquences

Voilà ce qui devait arriver, arriva.

Comme je vous l'avais indiqué dans cet article publié, il y a un an pratiquement jours pour jours et intitulé:"François Bayrou, le début de la fin". François Bayrou aprés nous avoir présenté l'extrême centre, nous fait découvrir l'extrême chute.

La cause, un mauvais choix stratégique, ni plus, ni moins.

Cet article lors de sa publication fut considéré comme une attaque, mais il n'en était rien. En septembre 2006, j'avais indiqué que François Bayrou pourrait être le troisième homme, alors qu'il était bas dans les sondages, partant moi aussi, sur la lassitude de certains citoyens du clivage gauche/droite. Mais il s'est passé un évènement début 2007, qui a modifié la donne. François Bayrou ne l'a pas perçu et en paie le prix. Il peut s'en mordre les doigts, car si dés le mois de février 2007, il avait modifié sa ligne stratégique, il pourrait afficher un large sourire aujourd'hui. Certes son score à l'élection présidentielle aurait été plus faible (13-14%). Mais le modem aurait à ce jour, un groupe parlementaire, de bons résultats aux municipales, et belles ambitions pour les élections régionales.

Bon, tout n'est pas fini mais cela se complique sérieusement. En effet les attaques qui auraient du intervenir pendant les présidentielles vont apparaitre maintenant.

Mais je maintiens qu'un centre fort est possible, son développement plus compliqué désormais mais possible. Pour se faire, il ne faut chercher midi à quatorze heures , il n' y a qu'une stratégie possible.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

PS: Les conséquences de ce mauvais choix stratégique ne va pas se limiter à François Bayrou, Ségolène Royal va aussi dans une moindre mesure en faire les frais.

01.03.2008

Ambiance Bang Bang (suite)

En référence à l'article précédent:

Lichtenstein, UIMM et j'en passe, la semaine fut énorme et c'est loin d'être terminé. Celui que Jean-François Kahn considère comme dépressif va bientôt avoir les moyens de se refaire une santé, à moins qu'il passe à côté de tout ça, ce qui serait énorme, dans ce cas les progressistes n'auront plus le choix. Nous devrons agir!

Eh, l'opposition vous commencez à comprendre ou pas, j'espére pour vous car là cela devient sérieux!

Mais tout ceci n'est que spéculation...

16.02.2008

Ambiance Bang Bang

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en ce moment ça flingue à tout va. Après le sms, Neuilly, la colère des élus UMP, voilà l’appel « pour une vigilance républicaine ». Rude semaine pour l’Elysée du moins en apparence. Je ne sais pas si c’est une stratégie voulue par Nicolas Sarkozy ou un hasard monstrueux mais ce qui se prépare va en surprendre plus d’un. Stratégie ou aubaine, les choix de Nicolas Sarkozy après les municipales nous donneront la réponse. Et cela est loin d’être anecdotique, je serais le conseiller de Ségolène Royal par exemple, je commencerais à y réfléchir sérieusement.

Entre nous puisqu’on est en pleine campagne Américaine, souvenez-vous des débuts de Bill Clinton.

Mais tout ceci n’est que spéculation…

27.09.2007

Gauche moderne

Voilà le nom du nouveau parti présenté par Jean-Marie Bockel.

Ce parti se veut être une composante de la majorité présidentielle.

Le pari est loin d'être stupide. La Gauche moderne va cibler les électeurs de centre gauche qui ne se reconnaissent pas dans le Modem et ne trouvent plus leur place dans le PS. Cette catégorie d'électeurs est loin d'être négligeable.

Mais cela ne va pas être simple à réaliser, le fait d'être trop proche de Nicolas Sarkozy peut-être un handicap, et l'avenir de ce nouveau parti va en grande partie dépendre des personnalités politiques qui vont y adhérer.

Par contre Nicolas Sarkozy est passe de réussir un joli coup stratégique (un de plus), il veut remodeler l'opposition et là, un pas de plus vient d'être fait.

Du coup le PS et le Modem vont bientôt se retrouver au pied du mur. Pour le moment, c'est au Modem que les choses paraissent les plus compliquées, cela ne va pas être simple d'exister entre le nouveau centre et la Gauche moderne pour les municipales. En ce qui concerne le PS, il y a urgence mais tout n'est pas perdu, mais il va falloir désormais être créatif et communiquer de façon complètement différente.

Dans cet article, je vous avais indiqué que remettre le PS sur les rails rapidement relevait de l'exploit, désormais François Hollande n'a plus le choix, cet exploit il va devoir le réaliser.

Depuis quelques mois, je ne cesse de dire que ça va aller plus vite, que les lignes avaient bougés. Pour exister maintenant, il faut l'admettre et se repositionner en fonction de ce déplacement, c'est là que réside la solution pour ceux qui désirent encore avoir un avenir politique.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

28.06.2007

Opposition constructive

Une partie du PS a adopté ce positionnement, c'est un choix judicieux, mais comme je l' avais évoqué dans cet article publié le 25 mai 2007, ce concept ne peut être efficace que s'il est associé à une stratégie subtile.
Les maladresses de cette semaine laissent supposer que le concept est mal compris. Utiliser le terme de "contre-gouvernement" est une erreur, "gouvernement parallèle", "gouvernement d'opposition" ou autre expression s'en rapprochant aurait été préférable.
Il en va de même dans le timing de la mise en place et de sa présentation. Pour le moment ce n'est pas catastrophique, mais ce concept qui peut être redoutable, peut s'averer aussi très destructeur s'il est mal utilisé.

Problème au démarrage ou concept incompris, on va trés vite le savoir.

Face à ce choix du PS comment va réagir François Bayrou? Va-t-il voir le magnifique tremplin qui pourrait lui permettre de se relancer?

Et est-ce que l'UMP va voir les failles de ce concept, certes minimes, afin de le contenir?

Les stratèges et stratégistes des 3 camps vont devoir se mettre les neurones dans le rouge. Comme je l'evoquais dernièrement, désormais tout va aller plus vite.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

21.06.2007

Fin

C'est sur un score honorable du PS que se termine cette serie d'élections.

Aidé par la TVA sociale, le PS a réussi à sauver les meubles. L'opposition constructive est un excellent positionnement, mais sans stratégie, point d'impact.

Désormais la bataille va faire rage pour obtenir le leadership du PS, malgré les apparences Ségolène Royal reste en position de force, mais d'autres se sont remis dans la course.

Quant à François Bayrou, la situation est loin d'être simple. Dans cet article publié le 13 mars, j'indiquais qu'après l'extrême centre, il allait nous proposer de découvrir l'extrême chute. De plus j'avais conclu cet article ainsi:

"In fine cette ligne stratégique va être lourde de conséquences pour l'UDF et pour François Bayrou. Pas seulement pour l'élection présidentielle mais aussi pour les législatives. Il risque d'y avoir beaucoup de mouvement à l'UDF dans les mois à venir.

Ce qui est dommage d'ailleurs car François Bayrou avait toutes les cartes en mains pour accéder au second tour mais pour cela le choix stratégique aurait dû être tout autre.
"

C'est chose faite, pour remonter la pente, François Bayrou pense aux municipales. Cela semble logique et un bon résultat possible mais pour ce faire la ligne stratégique devra être différente.

Enfin Nicolas Sarkozy , a obtenu à peu près tout ce qu'il désirait. Il est vrai qu 'il n'a pratiquement pas commis d'erreur. Sauf peut-être sur la TVA sociale et encore j'ai un doute. Je me demande si c'est véritablement une erreur ou un coup de maître.

Maintenant une nouvelle page de la vie politique française va, réellement, commencer à s'ecrire.

La période qui s'ouvre, sera je pense, très intéressante, à suivre de près, car désormais tout va aller plus vite.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

14.06.2007

Mais que fait Ségolène Royal ?

Voilà la question que je me pose en ce moment, d'habitude je cerne assez bien ou elle veut en venir, mais là...

Le coup de téléphone à François Bayrou, le coup de colère sur France 2. Ségolène Royal prend de gros risque en ce moment, des risques inutiles. Si elle persiste dans cette voie, elle pourrait perdre tout ce qu'elle a acquis pendant la campagne présidentielle.

Dominique Strauss-Kahn doit voir ça d'un bon oeil, entre nous, s'il est elu député dimanche, je ne serai pas surpris de le voir président du groupe socialiste à l'Assemblée, succédant à Jean-Marc Ayrault.

Christophe Barbier évoque dans cet article, les deux stratégies differentes de François Hollande et Ségolène Royal, en se demandant lequel des deux a raison.

Pour ma part , j' estime que le choix de François Hollande est le plus judicieux, mais est-ce véritablement lui qui va en profiter, ça c'est une autre question.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

04.06.2007

Législatives, un positionnement commun pour Royal et Bayrou

Ségolène Royal, comme prévu, est bien la figure emblématique du PS pour les législatives. Avec un positionnement qui semble être en accord avec cet article.

Pour Ségolène Royal l'opposition doit être constructive, elle ajoute : "si on brandit trop l'opposition frontale sur tous les sujets, on n'est plus crédible".

Mais le positionnement seul ne suffira pas, il faut qu'il soit associé à une stratégie subtile, c'est dans cette dernière semaine avant les élections législatives que cette stratégie devrait être mise en application.

Donc nous allons très vite savoir ce qu'ont élaboré les conseillers de Ségolène Royal afin d'obtenir ce score honorable tant convoité, pour l'instant les bases sont bonnes mais le plus dure reste à faire.

Ségolène Royal n'est pas la seule à avoir choisit ce positionnement, le MoDem aussi semble-t-il.

Pour Marielle de Sarnez, le MoDem a vocation à être une "force constructive", et elle indique :"le Modem s'opposera aux textes qu'il jugera mauvais et soutiendra ceux qui lui paraissent aller dans le sens de l'intérêt général".

Là on est encore plus proche du positionnement que j'avais décrit pour Ségolène Royal, il est vrai qu'il peut s'avérer aussi très efficace pour le MoDem. Je dois admettre que je suis surpris, François Bayrou aurait-il enfin compris. Cela va être simple a vérifier, car avec ce positionnement le MoDem doit associer un choix stratégique particulier.

Mais si les poids lourds du MoDem ont compris , alors que ce parti n'est pas au mieux dans les sondages, je peux d'ores et déjà vous annoncer que le MoDem peut avoir entre 10 et 15 députés à l'assemblé. Dans le cas contraire cela va être l'humiliation.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

PS1 : Même si je pense que ce n'est qu'une coïncidence. D'après certaines sources, il paraîtrait que certains conseillers viennent sur ce blog, si c'est le cas, je réitère le fait que ce positionnement ne peut être réellement efficace que s'il est accompagné d'une stratégie précise. Pour le PS elle peut agir en deux temps, commencer cette semaine pour impacter la semaine prochaine. Mais pour le MoDem elle doit impacter cette semaine, il va falloir aller vite, très vite.

PS2: J'ai très peu écrit ces derniers temps sur Nicolas Sarkozy et l'UMP, pour une simple et unique raison, c'est qu'il est au-dessus du lot, d'un point de vue stratégique ce qu'il fait est tout simplement splendide, rien à redire , juste contempler.

11.05.2007

Législatives, une autre bataille commence

Nicolas Sarkozy, imperturbable entre les deux tours de la présidentielle, a été élu sans surprise président de la république.

Maintenant c'est la bataille des législatives qui commence, une bataille de la plus haute importance, car certains partis et certaines personnalités politiques vont jouer leur avenir dans les semaines qui viennent.

Tout d'abords le FN qui a subi deux revers coup sur coup, le résultat au soir du premier tour, puis le report important de ses voix vers Nicolas Sarkozy alors que Jean-Marie Le Pen avait demandé à son électorat de s'abstenir. Un troisième revers pourrait lui être fatal.

Vient ensuite François Bayrou qui doit absolument réussir ces législatives, son avenir politique et celui de son nouveau parti en dépendent.

Pour finir, il y a le PS qui doit très rapidement cesser ses querelles internes et faire bloc derrière Ségolène Royal, un choix contraire pourrait être catastrophique pour ce parti. Ségolène Royal, qui je le répète a bousculé les lignes et par voie de conséquence a provoqué le début d'une nouvelle ère pour le PS, doit maintenant poursuivre le travail. Et cela passe par un bon résultat aux législatives. Pour ce faire Il va falloir, si elle se retrouve à la tête du mouvement, établir une stratégie quelque peu différente.

Donc on le voit bien les législatives peuvent être lourdes de conséquences, reste à savoir qui va le mieux analyser ce qui s'est passé pendant la campagne présidentielle et ainsi tirer son épingle du jeu, et pour certains on va très vite le savoir.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

28.04.2007

Ségolène Royal, l'audace même

Ségolène Royal avait deux options stratégiques pour s'attaquer à l'électorat centriste.

La première, la plus classique était d'attaquer le programme de François Bayrou avant le premier tour. Etant donné le nombre de failles présentes dans la ligne stratégique de François Bayrou, il n'aurait pas était compliqué de récupérer 3 à 4 % des voix centristes. Conséquences de cette option, Nicolas Sarkozy aurait dû lui aussi s'attaquer à l'électorat centriste, l'obligeant à être sur deux fronts, le deuxième étant bien évidemment le FN. A partir de là, Nicolas Sarkozy n'ayant pas la même liberté d'action pour s'attaquer à l'extrême droite, le score de Jean-Marie Le Pen aurait certainement été plus important le soir du 22 avril et celui de François Bayrou plus faible. C'est pour cette raison que dans cet article, j'estimai que Jean-Marie Le Pen serait le troisième homme.

Une option stratégique qui avait l'avantage pour Ségolène Royal d'être certainement au coude à coude avec Nicolas Sarkozy le soir du premier tour. Mais qui avait l'inconvénient d'obliger François Bayrou à donner une consigne de vote pour le second tour. Avec le risque que son choix se porte vers Nicolas Sarkozy.

Et puis, il y avait la deuxième option qui consistait à ne pas attaquer plus que ça François Bayrou, jouer l'indifférence, et tout ceci afin de lui donner confiance. C'est ce qu'il s'est produit, François Bayrou se voyant haut dans les sondages s'est un peu plus dévoilé, n'hésitant pas à se positionner contre Sarkozy et se félicitant de la démarche de Rocard et de Kouchner. L'avantage de cette option, qui consiste à laisser un réservoir important de voix au centre c'est que, bien utilisée, elle permet d'être en position de force pour récupérer une majeure partie de l'électorat centriste au second tour, mais présente le risque de se mettre en danger pour le premier.

Et c'est cette option stratégique qu'a choisit Ségolène Royal. Depuis les résultats du premier tour, nous avons vu la candidate socialiste commencer à prendre François Bayrou à son propre jeu, le placer devant ses responsabilités. Allant jusqu'à lui proposer un débat afin de l'utiliser pour expliquer un peu plus aux français le pacte présidentiel.

Dans cet article, publié le 13 mars dernier et intitulé:"François Bayrou le début de la fin", je vous avais dit que François Bayrou s'était lui-même mis en difficulté et je vous invitais à découvrir après l'extrême centre, l'extrême chute. Dans les conditions actuelles je réitère cette invitation, surtout que la situation pourrait se compliquer un peu plus en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, en effet les anti-sarkozistes n'hésiteront pas une seconde à lui imputer une part de la défaite de Ségolène Royal. Donc le seul moyen pour François Bayrou d'éviter l'extrême chute, c'est d'opter pour une stratégie complètement différente pour les législatives. Tout en sachant que le choix est limité puisqu'il n'y a en a qu'une qui pourrait lui permettre
de se sortir de ce guêpier.

Quant à Ségolène Royal, une fois de plus elle a bousculé les lignes, montré qu'elle avait des nerfs d'acier et a fait preuve d'une sacrée dose d'audace. De ce fait, le « vote d'audace » proposé aux français avant le premier tour prend tout son sens.

Mais ce choix s'averra-t-il payant, rien n'est moins sûr, car pour que cette stratégie fonctionne complètement, il ne faut pas hésiter à porter des attaques franches envers la personne que l'on souhaite utiliser pour toujours garder le dessus. Jouer le sauveur à la place du sauveur tout ceci afin de mieux rassembler. Le débat entre François Bayrou et Ségolène Royal était une parfaite occasion de le faire mais il n'en fut rien.

A se demander si le grand gagnant de cette affaire ne va pas être Nicolas Sarkozy. Car ce débat va être analysé par les spécialistes de Nicolas Sarkozy. Un avantage non négligeable pour connaître la meilleure façon de se comporter le 2 mai et relever les points qui déstabilisent Ségolène Royal. Il ne manquerait plus qu'un poids lourd socialiste le rejoigne la semaine prochaine et l'affaire serait entendue.

Quoi qu'il en soit, le suspens suit son cours et la semaine qui se présente risque d'être assez compliquée pour la candidate socialiste, à moins que celle-ci nous réserve une dernière surprise plus percutante pour s'assurer la victoire. Car aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Mais tout ceci n'est que spéculation...

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